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Blawan (Royaume-Uni)
Impossible d’évoquer la techno indus européenne sans citer Blawan (Jamie Roberts). Depuis ses débuts avec Fram (Discogs), il a retourné toutes les attentes. Percussions massives, grooves tordus, claque sonore à chaque release : Blawan explose les frontières entre techno rugueuse et bass UK. Son label Ternesc est devenu un laboratoire sans compromis. Il a collaboré avec Surgeon, remixé Radiohead, et ses sets au Berghain ont marqué toute une génération.
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Helena Hauff (Allemagne)
La reine de la techno analogique crue, c’est elle. Helena Hauff, originaire de Hambourg, refuse l’ordinateur sur scène. Machines, boites à rythmes et sueur : sa techno acide et EBM (Electronic Body Music) convoque l’énergie brute des débuts. Premier album clé, Discreet Desires (Ninja Tune, 2015), salué par Resident Advisor et The Guardian, a photographié une époque. En 2017, elle devient la première femme à remporter le DJ Mag Top 100 DJs dans la catégorie alternative.
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Pariah (Royaume-Uni)
Né dans la bass music britannique, Pariah (Arthur Cayzer) transcende les genres. Que ce soit en solo ou dans le duo Karenn avec Blawan, il découpe la techno avec un rasoir breakbeat. Chez R&S Records ou en live sur les scènes les plus radicales d’Europe, sa capacité à hybrider la UK garage, la rave et la machine glacial en fait un pionnier discret mais essentiel. Albums marquants : Here From Where We Are (2018).
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Octo Octa (États-Unis, mais scène européenne)
Octo Octa a bousculé l’underground house, que ce soit par ses sélections ciselées en club queer berlinois ou via son label T4T LUV NRG (avec Eris Drew). Sa deep house breakée, organique, militante, gronde sur toute l’Europe. Elle est l’une des figures queer les plus influentes de la scène actuelle, prônant inclusion, énergie et revendication dans chaque mix et release. Son album Where Are We Going? (HNYTRX, 2017) a été nommé par Pitchfork dans son top des disques électroniques.
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François X (France)
Sonorités hypnotiques, textures raffinées, François X incarne le renouveau techno made in Paris. Avec le label Dement3d et une résidence au célèbre Concrete à Paris, il façonne une scène entre introspection digitale et électricité club. Son album Irregular Passion (Trip, 2017) a vaporisé les frontières entre techno mentale et images post-industrielles. Adoubé par Resident Advisor, il est désormais programmé sur les plus grandes scènes sans jamais perdre son ancrage underground.
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Shlømo (France)
Impossible d’ignorer la trajectoire ascensionnelle de Shlømo, fer de lance de la techno sombre et élégante, sur le label Taapion et auprès de Possession, ce crew clé de la rave française nouvelle génération. Sets acides, vocalises déjantées, textures denses : chaque production/dj set est une immersion. Il se distingue aussi par des side projects plus ambient et expérimentaux (Viper Diva avec Hadone).
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DJ Stingray 313 (États-Unis, mais scène Berlin/Europe)
C’est dans les caves berlinoises et les soirées bass culture européenne que DJ Stingray 313 (Sherard Ingram, héritier de Drexciya) explose. Electro mutation futuriste, masqué, intensité extrême, support des collectifs LGBTQIA+ et défense d’une vision radicale de la musique électronique. Les clubs du Vieux Continent s’arrachent ses DJ sets d’une puissance hors-norme (FactMag). Il est un pont entre Detroit et la nouvelle club culture européenne.
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Skee Mask (Allemagne)
Skee Mask, signature du label Ilian Tape, explose les repères. Sa techno breakée, parfois jungle, parfois ultra atmosphérique, a redéfini la bass music berlinoise. Compro (2018) et Pool (2021) sont cités dans de nombreux tops de l’année (Pitchfork, Resident Advisor). Plus qu’un producteur, Skee Mask est devenu un symbole de l’underground digital. Les sets à base de dub-techno granuleux et de breaks oldschool sont parmi les plus recherchés des festivals alternatifs.
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Kink (Bulgarie)
Véritable bête de scène, Kink (Strahil Velchev) est l’un des rares live performers capables de retourner un warehouse en gardant le sourire et en restant humble (RA). Son hardware bien en main, il fait exister la house et la techno bulgare sur la carte européenne. Toujours imprévisible, il fusionne house oldschool, acid, techno et électro. Son live au Sónar (2015) ou à Awakenings reste une masterclass de boucles et de modulations.
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VTSS (Pologne)
La sensation polonaise VTSS (Martyna Maja) rafraîchit la techno industrielle, injectant des breaks, du gabber, du hardcore ou de la bass, souvent avec une audace rare sur le circuit européen. Affiliée au collectif Discwoman, ses EPs sur Repitch, Haven ou Technicolour sont devenus cultes pour une nouvelle génération de club kids. Elle multiplie les b2b furieux et s’engage pour la visibilité des femmes et des minorités dans le milieu.